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Histoire brève de Nouzonville


Petit village fondé par les moines de l’abbaye de Braux, au bord de la Meuse, où vinrent s’installer des pêcheurs et des paysans.

Au gré des mariages, et des partages, la seigneurie de Château Regnault (dont fait partie Nouzon) appartint à différentes riches familles.

Le 16ème est terrible : pestes, famines, inondations, pillage par les troupes de Charles Quint en 1521.

Nouzon est vendu avec la seigneurie en 1629 au roi Louis XIII par Marguerite de Lorraine.

Devenu Français, il connut une ère plus tranquille marquée par la croissance de la population.

La forge utilise le bois des forêts et le cours d’eau de l’étang alimenté par la Goutelle.

En 1688 est crée la Manufacture Royale d’Armes en liaison avec Charleville (il subsiste une tour octogonale).

Elle emploie jusque 266 ouvriers en 1789 (avant de disparaître au début du 19ème siècle car trop proche des frontières) tandis que 60 cloutiers l’hiver travaillent dans les bois, l’été pour les riches.

Nouzon traverse la Révolution et les guerres napoléoniennes sans trop de dommages.

C’est vers le milieu du 19ème avec l’apparition du chemin de fer, de la machine à vapeur que Nouzon devint la cité noire trépidante du mouvement des machines, retentissante du choc des pilons, emplie de flots de fumée, d’où son surnom de «Creusot Ardennais».

On produit surtout des ferrures de bâtiments et de wagons, au cours de longues journées.

De là le choix de sa devise «omnia et labore» tout par le labeur.

Apparut une importante classe ouvrière qui va découvrir le syndicalisme et le socialisme grâce surtout à Jean-Baptiste Clément, un homme cher aux Nouzonnais qui sont les seuls à lui avoir élevé un buste, et qui fredonnent encore «le Temps des Cerises».

En 1914, Nouzon compte jusque 7815 habitants.

Pendant quatre ans les habitants connurent la faim, le froid, les brutalités, les réquisitions.

Au début du 20ème siècle, Nouzon devint Nouzonville pour éviter la confusion avec la cité de Mouzon.

1914 et 1940 virent l’arrivée des Allemands par la vallée de la Goutelle.

Après les destructions comme celle de l’Hôtel de Ville, l’industrie redémarra amenant une relative prospérité, sans que jamais Nouzonville retrouve son lustre d’antan.